Le Département 82 - 96 : Mai 2019

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IMG_6806.jpg Amandine Lefeuvre, médecin de PMI
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En 2018, la PMI en Tarn-et-Garonne c'est :

Sur 2 823 avis de grossesse :

  • 897 femmes vues en visite ou en consultation

Sur 2 644 naissances :

  • 534 nés dans l'année vus en consultation ; 237 enfants de moins de 1 mois vus par un médecin et 782 enfants de moins de 1 mois vus par une puéricultrice lors d'une visite à domicile

2 677 bilans de santé effectués en école maternelle


115 enfants de moins de 6 ans vus dans le cadre d'une information préoccupante


3 757 visites à domicile effectuées par les puéricultrices


271 familles rencontrées par les psychologues


616 consultations au Centre de planification et d'éducation familiale (CPEF) de Montauban, dont 229 mineurs

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Interview

Au service des populations les plus vulnérables

Les équipes pluridisciplinaires de la PMI (Protection maternelle et infantile) sont constituées de médecins, de puéricultrices, de sages- femmes et de psychologues qui interviennent conjointement, séparément ou en lien les uns avec les autres, en fonction des circonstances. Pour comprendre les missions de ces professionnels, nous avons rencontré le Docteur Amandine Lefeuvre qui exerce au sein de la Maison des solidarités (MDS) de Moissac et dans le secteur environnant.


Qu'est-ce qui vous a conduit jusqu'à la PMI de Tarn-et-Garonne ?


Amandine Lefeuvre : « J'ai intégré la PMI en 2013, lorsque je suis arrivée dans le département. Auparavant, j'exerçais comme médecin généraliste en Bretagne. Mais, lors de mes études, j'avais fait un stage en PMI et validé un Diplôme universitaire de médecine préventive de l'enfant. Ce sont des expériences que j'avais appréciées, notamment pour le contact que l'on a avec les enfants les plus défavorisés. »


Mais le métier est-il sensiblement différent ?


« C'est différent dans le sens où on travaille en équipe, avec d'autres professionnels de santé qui sont également en lien avec la famille concernée et où justement on est plus dans la prise en charge globale que dans l'acte médical isolé. D'ailleurs, mon métier aujourd'hui, c'est essentiellement de la prévention médicale et éducative. Mon quotidien c'est davantage le dépistage et le suivi des maladies chroniques ainsi que des retards ou troubles de développement, que le traitement de la maladie aigüe. L'autre particularité, c'est que l'on va à la rencontre, on va chercher les personnes qui sont les plus vulnérables, celles qui sont dans la précarité, et dont on sait qu'elles ont besoin de nous. »


 Quelles sont vos missions ?


« Il y a les consultations pour les enfants de la naissance à 6 ans que l'on donne en Maisons départementales des solidarités. Ce sont des rendez-vous de suivi du développement de l'enfant au cours desquels je fais les examens de santé et les vaccinations obligatoires. Je réalise aussi les vaccinations contre la tuberculose pour les enfants de moins de 6 ans pour qui le BCG est recommandé. Ensuite, il y a le suivi médical des enfants confiés à l'Aide sociale à l'enfance avec obligation de les voir dans les 2 mois suivant le placement, puis une fois par an au minimum. On procède également aux examens médicaux et aux bilans de santé en écoles maternelles comprenant le dépistage des troubles visuels, auditifs, du langage, du développement. Par ailleurs, pour accorder les agréments et pour le contrôle et le suivi des structures, nous visitons tous les centres qui accueillent les enfants de moins de 6 ans (crèches, maisons d'assistantes maternelles, centres de loisirs...). Il y a également les Projets d'accueil individualisé (PAI) à mettre en place dans les petites et moyennes sections des maternelles pour les enfants souffrant de maladies chroniques ou d'allergies alimentaires. Il faut expliquer aux enseignants et aux Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) les conduites à tenir avec ces enfants. Je participe à des réunions de coordination avec les professionnels de santé, sociaux, éducatifs, les structures d'accueil petite enfance ou les écoles maternelles. Le service de PMI est chargé d'établir des statistiques de santé publique qui remontent au niveau national. Beaucoup de choses à faire... Prochainement nous allons ouvrir dans les locaux de l'hôpital de Moissac une consultation pour le Centre de planification et éducation familiale (CPEF) avec un médecin ou une sage-femme et une conseillère conjugale. Actuellement assurée uniquement à Montauban et Caussade, c'est une mission de la PMI qui s'adresse aux jeunes jusqu'à leurs 25 ans. »


Des missions de proximité qui ont donc toute leur importance...


« Oui, d'autant plus que, très souvent, les patients que nous rencontrons lors des consultations n'ont pas de médecin traitant du fait de la démographie des médecins généralistes sur le territoire de Moissac où j'exerce. C'est en grande partie une population immigrée, avec laquelle se pose souvent le problème de la barrière de la langue. Cela génère forcément des difficultés mais il est heureux que nous puissions voir ces patients dans le cadre de la PMI sinon personne ne les verrait et cela créerait d'autres problèmes, plus tard, peut-être trop tard... »

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